Les enjeux

L’organisme qui réglemente la salubrité des aliments au Canada – l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) – manque des ressources d’inspection nécessaire pour garantir que les transformateurs et les importateurs d’aliments obéissent aux règles qui protègent les Canadiens des aliments contaminés.

En réponse au déficit d’inspection, le gouvernement fédéral a confié à l’industrie davantage de responsabilités de surveillance de ses propres pratiques de salubrité, avec une supervision réduite de la part des inspecteurs gouvernementaux.

Toute l’industrie de la transformation alimentaire du Canada est aux prises avec ce déficit d’inspection, y compris les transformateurs de viande, de volaille, de poissons et d’œufs, de même que les importateurs d’aliments.

Les inspecteurs gouvernementaux passent aujourd’hui moins de temps à accomplir des inspections directes sur le terrain et plus de temps à éplucher des rapports et des résultats d’analyses produits par les compagnies elles-mêmes. Dans plusieurs cas, la charge de travail des inspecteurs est si lourde qu’ils sont incapables de vérifier si les compagnies obéissent aux règlements de salubrité.

Plusieurs croient que ces changements sont à l’origine de la tragédie de la Maple Leaf qui a causé la mort de 22 personnes et en a rendus malades des dizaines d’autres, victimes de charcuteries Maple Leaf contaminées.

Même si le gouvernement fédéral a annoncé son intention de procéder à de nouveaux investissements dans la sécurité alimentaire et d’embaucher de nouveaux inspecteurs, le système d’inspection en général demeure cruellement et dangereusement en manque d’effectifs.