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Sécuritéalimentaire.ca demande au gouvernement canadien de s’engager à :

Embaucher 1000 inspecteurs et vétérinaires supplémentaires pour améliorer le respect de la règlementation

Il y a près de 800 établissements de transformation de la viande sous juridiction fédérale un peu partout au Canada, certains traitant plusieurs milliers d’animaux par jour ou manipulant des tonnes de produits prêts à manger comme des charcuteries ou des salaisons. Il y a aussi des milliers d’établissements transformant des fromages, des légumes, du poisson et d’autres aliments, de même que des magasins de détail, épiceries et charcuteries, qui constituent tous des sources potentielles de contamination mortelle des aliments. Ce territoire est beaucoup trop immense pour les 1100 inspecteurs des aliments de plein titre et les 230 vétérinaires responsables de l’hygiène de la viande actuellement à l’emploi de l’ACIA. Alors que le problème de l’intoxication par les aliments est complexe, une dimension du problème est claire : nous n’avons pas assez d’inspecteurs et ceux-ci sont trop disséminés. Par exemple, l’inspecteur responsable de l’usine Maple Leaf d’où provenaient les viandes contaminées lors de la récente éclosion bactérienne était aussi responsable de six autres établissements. Pour nous assurer que les compagnies respectent les règlements de salubrité, nous avons simplement besoin de plus d’inspecteurs.

Imposer un moratoire immédiat sur les mesures d’autosurveillance de l’industrie

Dans le cadre du Système de vérification de la conformité (SVC) récemment mis en place, les inspecteurs ne passent plus maintenant qu’une petite partie de leur journée à superviser les chaines de production dans les abattoirs et usines de transformation des aliments. Le reste du temps, ils traitent des rapports émis par les compagnies.

L’enquête sur les causes de la tragédie des Aliments Maple Leaf a révélé que le Système de vérification de la conformité est gravement déficient et que « des améliorations essentielles doivent y être apportées sur le plan de la conception, de la planification et de la mise en œuvre ».

Le SVC et les autres mesures d’autosurveillance de l’industrie devraient être mis sur la glace jusqu’à ce qu’on ait remédié au déficit en matière d’inspection.

Éliminer les obstacles qui empêchent les inspecteurs et les vétérinaires de l’ACIA d’intervenir immédiatement

On décourage les inspecteurs de l’ACIA d’intervenir immédiatement quand des menaces graves pour la santé se présentent. En lieu d’une action décisive, on les encourage fortement à transmettre à la compagnie en infraction une « Demande d’action corrective » qui établit la nature du problème et lui accorde jusqu’à 60 jours pour apporter des corrections. Nous nous éloignons de la possibilité d’une intervention immédiate de la part des inspecteurs puisque ceux-ci passent 75 % de leur temps à vérifier des rapports produits par les compagnies et à d’autres tâches administratives, plutôt que d’inspecter les établissements.