Bob Kingston, président
Syndicat Agriculture – AFPC

Marianne Hladun,  Vice-président exécutive régionale des Prairies
Alliance de la fonction publique du Canada

Mardi, 31 mars 2015
Edmonton, Alberta

La version prononcée fait foi

Bonjour,

Je m’appelle Bob Kingston. Je suis président du Syndicat Agriculture. Nous représentons les inspecteurs fédéraux qui travaillent pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant d’être élu à ce poste, j’ai travaillé comme inspecteur pendant 25 ans, dont 15 ans comme superviseur de l’inspection.

Avec moi ce matin, je vous présente Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Marianne a aussi travaillé pour la l’ACIA en tant qu’inspectrice.

Pour paraphraser un vieil adage : ceux qui oublient l’histoire ou qui n’en tiennent pas compte sont condamnés à répéter de graves erreurs.

Mesdames et Messieurs, c’est exactement ce qui est en train d’arriver du côté de l’inspection des aliments au Canada aujourd’hui.

Le 5 janvier de cette année, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a, en douce, établi un double standard d’inspection pour la viande produite dans le Nord de l’Alberta.

Pour les consommateurs de l’extérieur du Canada, l’ACIA maintient la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements autorisés à exporter leurs produits aux États-Unis. Il s’agit là d’une norme de sécurité américaine et si ne satisfaisons pas à cette norme, les frontières pourraient se refermer pour les produits de viande canadiens.

D’autre part, pour les consommateurs canadiens, l’ACIA a coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines produisant pour le marché canadien. Au lieu d’être présents cinq jours par semaine, les inspecteurs de l’ACIA ne sont présents dans ces usines que trois jours par semaine.

Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, consistera à tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela.

L’ACIA a aussi coupé de moitié les activités d’inspection générale de salubrité et les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

De sources internes à l’ACIA, nous apprenons que ces changements ont été effectués sans qu’aucune information ait été transmise au public. Les documents lourdement caviardés obtenus par le Programme d’accès à l’information pointent vers cette décision mais censurent les détails. Pour citer le document :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

Je vous parlais d’histoire il y a quelques minutes.

Il y a presque huit ans, nous avons subi le plus grave empoisonnement par intoxication alimentaire jamais survenu au pays. 22 personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été rendues malades par des charcuteries de Maple Leaf Food contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.

En août 2008, une experte en santé publique d’Alberta – Sheila Weatherill – a été nommée par le premier ministre pour enquêter sur les raisons que cette contamination et formuler des recommandations visant à empêcher la répétition de cette tragédie.

Entre autres choses, Madame Weatherill a découvert que le manque de salubrité et d’inspections préalables à la production étaient parmi les causes fondamentales de la contamination. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Ces inspections de salubrité, qui avaient été renforcées selon les conseils de Mme Weatherill, font à nouveau l’objet de compressions ici dans le Nord de l’Alberta.

Madame Weatherill avait aussi observé que les ressources en inspection étaient tragiquement insuffisantes avant la contamination chez Maple Leaf.

Aujourd’hui, dans le Nord de l’Alberta, un tiers des postes d’inspecteurs requis pour vérifier la salubrité dans les usines de transformation de la viande sont vacants. Quand on tient compte des absences pour diverses motivations, seulement la moitié des inspecteurs de première ligne qui devraient assurer la salubrité de la production de la viande sont effectivement au travail.

La pénurie d’inspecteurs n’est pas limitée au nord de l’Alberta.

Les abattoirs du sud de l’Alberta, y compris l’ancienne usine de XL Beef à Brooks, la source de la contamination à l’E. Coli de septembre 2012, fonctionnent régulièrement avec moins que le minimum requis d’inspecteurs sur les lignes de production. Même chose pour les abattoirs de Calgary et Lethbridge. Toute l’industrie canadienne du bœuf est menacée par la même pénurie d’inspecteurs.

C’est un problème qui part d’ici et qui contamine tout le pays.

Les Canadiens qui achètent des charcuteries ou des viandes prêtes à manger chez Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore ou Save On Foods, qui sont toutes alimentées par des usines du Nord de l’Alberta, peuvent se trouver à manger des viandes produites dans ces établissements soumis à des normes d’inspection affaiblies menées une force d’inspection réduite.

Avons-nous oublié les leçons de Sheila Weatherill et sommes-nous en train de répéter les mêmes erreurs?

Et certains d’entre vous ont peut-être entendu parler que Lillydale Foods a rappelé de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on n’a pas dit aux Canadiens c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Il y a une raison simple à la pénurie d’inspecteurs. Elle est facile à constater dans les documents que nous avons fournis aujourd’hui. Les gestionnaires de l’ACIA n’en cachent pas la raison. C’est tout simplement une question d’argent ou plutôt de manque d’argent.

Comme vous pouvez le constater, Ottawa, dans les projections qu’il publie, planifie de couper profondément dans ses dépenses en sécurité des aliments,

Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays.

-30-

 Information : Jim Thompson 613-447-9592 jim@thompsoncom.ca
Bob Kingston, président
Syndicat Agriculture – AFPC

Marianne Hladun,  Vice-président exécutive régionale des Prairies
Alliance de la fonction publique du Canada

Mardi, 31 mars 2015
Edmonton, Alberta

La version prononcée fait foi

Bonjour,

Je m’appelle Bob Kingston. Je suis président du Syndicat Agriculture. Nous représentons les inspecteurs fédéraux qui travaillent pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant d’être élu à ce poste, j’ai travaillé comme inspecteur pendant 25 ans, dont 15 ans comme superviseur de l’inspection.

Avec moi ce matin, je vous présente Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Marianne a aussi travaillé pour la l’ACIA en tant qu’inspectrice.

Pour paraphraser un vieil adage : ceux qui oublient l’histoire ou qui n’en tiennent pas compte sont condamnés à répéter de graves erreurs.

Mesdames et Messieurs, c’est exactement ce qui est en train d’arriver du côté de l’inspection des aliments au Canada aujourd’hui.

Le 5 janvier de cette année, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a, en douce, établi un double standard d’inspection pour la viande produite dans le Nord de l’Alberta.

Pour les consommateurs de l’extérieur du Canada, l’ACIA maintient la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements autorisés à exporter leurs produits aux États-Unis. Il s’agit là d’une norme de sécurité américaine et si ne satisfaisons pas à cette norme, les frontières pourraient se refermer pour les produits de viande canadiens.

D’autre part, pour les consommateurs canadiens, l’ACIA a coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines produisant pour le marché canadien. Au lieu d’être présents cinq jours par semaine, les inspecteurs de l’ACIA ne sont présents dans ces usines que trois jours par semaine.

Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, consistera à tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela.

L’ACIA a aussi coupé de moitié les activités d’inspection générale de salubrité et les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

De sources internes à l’ACIA, nous apprenons que ces changements ont été effectués sans qu’aucune information ait été transmise au public. Les documents lourdement caviardés obtenus par le Programme d’accès à l’information pointent vers cette décision mais censurent les détails. Pour citer le document :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

Je vous parlais d’histoire il y a quelques minutes.

Il y a presque huit ans, nous avons subi le plus grave empoisonnement par intoxication alimentaire jamais survenu au pays. 22 personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été rendues malades par des charcuteries de Maple Leaf Food contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.

En août 2008, une experte en santé publique d’Alberta – Sheila Weatherill – a été nommée par le premier ministre pour enquêter sur les raisons que cette contamination et formuler des recommandations visant à empêcher la répétition de cette tragédie.

Entre autres choses, Madame Weatherill a découvert que le manque de salubrité et d’inspections préalables à la production étaient parmi les causes fondamentales de la contamination. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Ces inspections de salubrité, qui avaient été renforcées selon les conseils de Mme Weatherill, font à nouveau l’objet de compressions ici dans le Nord de l’Alberta.

Madame Weatherill avait aussi observé que les ressources en inspection étaient tragiquement insuffisantes avant la contamination chez Maple Leaf.

Aujourd’hui, dans le Nord de l’Alberta, un tiers des postes d’inspecteurs requis pour vérifier la salubrité dans les usines de transformation de la viande sont vacants. Quand on tient compte des absences pour diverses motivations, seulement la moitié des inspecteurs de première ligne qui devraient assurer la salubrité de la production de la viande sont effectivement au travail.

La pénurie d’inspecteurs n’est pas limitée au nord de l’Alberta.

Les abattoirs du sud de l’Alberta, y compris l’ancienne usine de XL Beef à Brooks, la source de la contamination à l’E. Coli de septembre 2012, fonctionnent régulièrement avec moins que le minimum requis d’inspecteurs sur les lignes de production. Même chose pour les abattoirs de Calgary et Lethbridge. Toute l’industrie canadienne du bœuf est menacée par la même pénurie d’inspecteurs.

C’est un problème qui part d’ici et qui contamine tout le pays.

Les Canadiens qui achètent des charcuteries ou des viandes prêtes à manger chez Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore ou Save On Foods, qui sont toutes alimentées par des usines du Nord de l’Alberta, peuvent se trouver à manger des viandes produites dans ces établissements soumis à des normes d’inspection affaiblies menées une force d’inspection réduite.

Avons-nous oublié les leçons de Sheila Weatherill et sommes-nous en train de répéter les mêmes erreurs?

Et certains d’entre vous ont peut-être entendu parler que Lillydale Foods a rappelé de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on n’a pas dit aux Canadiens c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Il y a une raison simple à la pénurie d’inspecteurs. Elle est facile à constater dans les documents que nous avons fournis aujourd’hui. Les gestionnaires de l’ACIA n’en cachent pas la raison. C’est tout simplement une question d’argent ou plutôt de manque d’argent.

Comme vous pouvez le constater, Ottawa, dans les projections qu’il publie, planifie de couper profondément dans ses dépenses en sécurité des aliments,

Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays.

-30-

 Information : Jim Thompson 613-447-9592 jim@thompsoncom.ca
Bob Kingston, président
Syndicat Agriculture – AFPC

Marianne Hladun, Vice-président exécutive régionale des Prairies
Alliance de la fonction publique du Canada

Mardi, 31 mars 2015
Edmonton, Alberta

La version prononcée fait foi

Bonjour,

Je m’appelle Bob Kingston. Je suis président du Syndicat Agriculture. Nous représentons les inspecteurs fédéraux qui travaillent pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant d’être élu à ce poste, j’ai travaillé comme inspecteur pendant 25 ans, dont 15 ans comme superviseur de l’inspection.

Avec moi ce matin, je vous présente Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Marianne a aussi travaillé pour la l’ACIA en tant qu’inspectrice.

Pour paraphraser un vieil adage : ceux qui oublient l’histoire ou qui n’en tiennent pas compte sont condamnés à répéter de graves erreurs.

Mesdames et Messieurs, c’est exactement ce qui est en train d’arriver du côté de l’inspection des aliments au Canada aujourd’hui.

Le 5 janvier de cette année, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a, en douce, établi un double standard d’inspection pour la viande produite dans le Nord de l’Alberta.

Pour les consommateurs de l’extérieur du Canada, l’ACIA maintient la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements autorisés à exporter leurs produits aux États-Unis. Il s’agit là d’une norme de sécurité américaine et si ne satisfaisons pas à cette norme, les frontières pourraient se refermer pour les produits de viande canadiens.

D’autre part, pour les consommateurs canadiens, l’ACIA a coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines produisant pour le marché canadien. Au lieu d’être présents cinq jours par semaine, les inspecteurs de l’ACIA ne sont présents dans ces usines que trois jours par semaine.

Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, consistera à tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela.

L’ACIA a aussi coupé de moitié les activités d’inspection générale de salubrité et les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

De sources internes à l’ACIA, nous apprenons que ces changements ont été effectués sans qu’aucune information ait été transmise au public. Les documents lourdement caviardés obtenus par le Programme d’accès à l’information pointent vers cette décision mais censurent les détails. Pour citer le document :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

Je vous parlais d’histoire il y a quelques minutes.

Il y a presque huit ans, nous avons subi le plus grave empoisonnement par intoxication alimentaire jamais survenu au pays. 22 personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été rendues malades par des charcuteries de Maple Leaf Food contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.

En août 2008, une experte en santé publique d’Alberta – Sheila Weatherill – a été nommée par le premier ministre pour enquêter sur les raisons que cette contamination et formuler des recommandations visant à empêcher la répétition de cette tragédie.

Entre autres choses, Madame Weatherill a découvert que le manque de salubrité et d’inspections préalables à la production étaient parmi les causes fondamentales de la contamination. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Ces inspections de salubrité, qui avaient été renforcées selon les conseils de Mme Weatherill, font à nouveau l’objet de compressions ici dans le Nord de l’Alberta.

Madame Weatherill avait aussi observé que les ressources en inspection étaient tragiquement insuffisantes avant la contamination chez Maple Leaf.

Aujourd’hui, dans le Nord de l’Alberta, un tiers des postes d’inspecteurs requis pour vérifier la salubrité dans les usines de transformation de la viande sont vacants. Quand on tient compte des absences pour diverses motivations, seulement la moitié des inspecteurs de première ligne qui devraient assurer la salubrité de la production de la viande sont effectivement au travail.

La pénurie d’inspecteurs n’est pas limitée au nord de l’Alberta.

Les abattoirs du sud de l’Alberta, y compris l’ancienne usine de XL Beef à Brooks, la source de la contamination à l’E. Coli de septembre 2012, fonctionnent régulièrement avec moins que le minimum requis d’inspecteurs sur les lignes de production. Même chose pour les abattoirs de Calgary et Lethbridge. Toute l’industrie canadienne du bœuf est menacée par la même pénurie d’inspecteurs.

C’est un problème qui part d’ici et qui contamine tout le pays.

Les Canadiens qui achètent des charcuteries ou des viandes prêtes à manger chez Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore ou Save On Foods, qui sont toutes alimentées par des usines du Nord de l’Alberta, peuvent se trouver à manger des viandes produites dans ces établissements soumis à des normes d’inspection affaiblies menées une force d’inspection réduite.

Avons-nous oublié les leçons de Sheila Weatherill et sommes-nous en train de répéter les mêmes erreurs?

Et certains d’entre vous ont peut-être entendu parler que Lillydale Foods a rappelé de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on n’a pas dit aux Canadiens c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Il y a une raison simple à la pénurie d’inspecteurs. Elle est facile à constater dans les documents que nous avons fournis aujourd’hui. Les gestionnaires de l’ACIA n’en cachent pas la raison. C’est tout simplement une question d’argent ou plutôt de manque d’argent.

Comme vous pouvez le constater, Ottawa, dans les projections qu’il publie, planifie de couper profondément dans ses dépenses en sécurité des aliments,

Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays.

-30-

 Information : Jim Thompson 613-447-9592 jim@thompsoncom.ca
Bob Kingston, président
Syndicat Agriculture – AFPC

Marianne Hladun,  Vice-président exécutive régionale des Prairies
Alliance de la fonction publique du Canada

Mardi, 31 mars 2015
Edmonton, Alberta

La version prononcée fait foi

Bonjour,

Je m’appelle Bob Kingston. Je suis président du Syndicat Agriculture. Nous représentons les inspecteurs fédéraux qui travaillent pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant d’être élu à ce poste, j’ai travaillé comme inspecteur pendant 25 ans, dont 15 ans comme superviseur de l’inspection.

Avec moi ce matin, je vous présente Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Marianne a aussi travaillé pour la l’ACIA en tant qu’inspectrice.

Pour paraphraser un vieil adage : ceux qui oublient l’histoire ou qui n’en tiennent pas compte sont condamnés à répéter de graves erreurs.

Mesdames et Messieurs, c’est exactement ce qui est en train d’arriver du côté de l’inspection des aliments au Canada aujourd’hui.

Le 5 janvier de cette année, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a, en douce, établi un double standard d’inspection pour la viande produite dans le Nord de l’Alberta.

Pour les consommateurs de l’extérieur du Canada, l’ACIA maintient la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements autorisés à exporter leurs produits aux États-Unis. Il s’agit là d’une norme de sécurité américaine et si ne satisfaisons pas à cette norme, les frontières pourraient se refermer pour les produits de viande canadiens.

D’autre part, pour les consommateurs canadiens, l’ACIA a coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines produisant pour le marché canadien. Au lieu d’être présents cinq jours par semaine, les inspecteurs de l’ACIA ne sont présents dans ces usines que trois jours par semaine.

Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, consistera à tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela.

L’ACIA a aussi coupé de moitié les activités d’inspection générale de salubrité et les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

De sources internes à l’ACIA, nous apprenons que ces changements ont été effectués sans qu’aucune information ait été transmise au public. Les documents lourdement caviardés obtenus par le Programme d’accès à l’information pointent vers cette décision mais censurent les détails. Pour citer le document :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

Je vous parlais d’histoire il y a quelques minutes.

Il y a presque huit ans, nous avons subi le plus grave empoisonnement par intoxication alimentaire jamais survenu au pays. 22 personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été rendues malades par des charcuteries de Maple Leaf Food contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.

En août 2008, une experte en santé publique d’Alberta – Sheila Weatherill – a été nommée par le premier ministre pour enquêter sur les raisons que cette contamination et formuler des recommandations visant à empêcher la répétition de cette tragédie.

Entre autres choses, Madame Weatherill a découvert que le manque de salubrité et d’inspections préalables à la production étaient parmi les causes fondamentales de la contamination. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Ces inspections de salubrité, qui avaient été renforcées selon les conseils de Mme Weatherill, font à nouveau l’objet de compressions ici dans le Nord de l’Alberta.

Madame Weatherill avait aussi observé que les ressources en inspection étaient tragiquement insuffisantes avant la contamination chez Maple Leaf.

Aujourd’hui, dans le Nord de l’Alberta, un tiers des postes d’inspecteurs requis pour vérifier la salubrité dans les usines de transformation de la viande sont vacants. Quand on tient compte des absences pour diverses motivations, seulement la moitié des inspecteurs de première ligne qui devraient assurer la salubrité de la production de la viande sont effectivement au travail.

La pénurie d’inspecteurs n’est pas limitée au nord de l’Alberta.

Les abattoirs du sud de l’Alberta, y compris l’ancienne usine de XL Beef à Brooks, la source de la contamination à l’E. Coli de septembre 2012, fonctionnent régulièrement avec moins que le minimum requis d’inspecteurs sur les lignes de production. Même chose pour les abattoirs de Calgary et Lethbridge. Toute l’industrie canadienne du bœuf est menacée par la même pénurie d’inspecteurs.

C’est un problème qui part d’ici et qui contamine tout le pays.

Les Canadiens qui achètent des charcuteries ou des viandes prêtes à manger chez Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore ou Save On Foods, qui sont toutes alimentées par des usines du Nord de l’Alberta, peuvent se trouver à manger des viandes produites dans ces établissements soumis à des normes d’inspection affaiblies menées une force d’inspection réduite.

Avons-nous oublié les leçons de Sheila Weatherill et sommes-nous en train de répéter les mêmes erreurs?

Et certains d’entre vous ont peut-être entendu parler que Lillydale Foods a rappelé de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on n’a pas dit aux Canadiens c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Il y a une raison simple à la pénurie d’inspecteurs. Elle est facile à constater dans les documents que nous avons fournis aujourd’hui. Les gestionnaires de l’ACIA n’en cachent pas la raison. C’est tout simplement une question d’argent ou plutôt de manque d’argent.

Comme vous pouvez le constater, Ottawa, dans les projections qu’il publie, planifie de couper profondément dans ses dépenses en sécurité des aliments,

Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays.

-30-

 Information : Jim Thompson 613-447-9592 jim@thompsoncom.ca
Bob Kingston, président
Syndicat Agriculture – AFPC

Marianne Hladun, Vice-président exécutive régionale des Prairies
Alliance de la fonction publique du Canada

Mardi, 31 mars 2015
Edmonton, Alberta

La version prononcée fait foi

Bonjour,

Je m’appelle Bob Kingston. Je suis président du Syndicat Agriculture. Nous représentons les inspecteurs fédéraux qui travaillent pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Avant d’être élu à ce poste, j’ai travaillé comme inspecteur pendant 25 ans, dont 15 ans comme superviseur de l’inspection.

Avec moi ce matin, je vous présente Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Marianne a aussi travaillé pour la l’ACIA en tant qu’inspectrice.

Pour paraphraser un vieil adage : ceux qui oublient l’histoire ou qui n’en tiennent pas compte sont condamnés à répéter de graves erreurs.

Mesdames et Messieurs, c’est exactement ce qui est en train d’arriver du côté de l’inspection des aliments au Canada aujourd’hui.

Le 5 janvier de cette année, l’Agence canadienne d’inspection des aliments a, en douce, établi un double standard d’inspection pour la viande produite dans le Nord de l’Alberta.

Pour les consommateurs de l’extérieur du Canada, l’ACIA maintient la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements autorisés à exporter leurs produits aux États-Unis. Il s’agit là d’une norme de sécurité américaine et si ne satisfaisons pas à cette norme, les frontières pourraient se refermer pour les produits de viande canadiens.

D’autre part, pour les consommateurs canadiens, l’ACIA a coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines produisant pour le marché canadien. Au lieu d’être présents cinq jours par semaine, les inspecteurs de l’ACIA ne sont présents dans ces usines que trois jours par semaine.

Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, consistera à tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela.

L’ACIA a aussi coupé de moitié les activités d’inspection générale de salubrité et les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

De sources internes à l’ACIA, nous apprenons que ces changements ont été effectués sans qu’aucune information ait été transmise au public. Les documents lourdement caviardés obtenus par le Programme d’accès à l’information pointent vers cette décision mais censurent les détails. Pour citer le document :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

Je vous parlais d’histoire il y a quelques minutes.

Il y a presque huit ans, nous avons subi le plus grave empoisonnement par intoxication alimentaire jamais survenu au pays. 22 personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été rendues malades par des charcuteries de Maple Leaf Food contaminées par la bactérie Listeria monocytogenes.

En août 2008, une experte en santé publique d’Alberta – Sheila Weatherill – a été nommée par le premier ministre pour enquêter sur les raisons que cette contamination et formuler des recommandations visant à empêcher la répétition de cette tragédie.

Entre autres choses, Madame Weatherill a découvert que le manque de salubrité et d’inspections préalables à la production étaient parmi les causes fondamentales de la contamination. Avance rapide jusqu’à aujourd’hui. Ces inspections de salubrité, qui avaient été renforcées selon les conseils de Mme Weatherill, font à nouveau l’objet de compressions ici dans le Nord de l’Alberta.

Madame Weatherill avait aussi observé que les ressources en inspection étaient tragiquement insuffisantes avant la contamination chez Maple Leaf.

Aujourd’hui, dans le Nord de l’Alberta, un tiers des postes d’inspecteurs requis pour vérifier la salubrité dans les usines de transformation de la viande sont vacants. Quand on tient compte des absences pour diverses motivations, seulement la moitié des inspecteurs de première ligne qui devraient assurer la salubrité de la production de la viande sont effectivement au travail.

La pénurie d’inspecteurs n’est pas limitée au nord de l’Alberta.

Les abattoirs du sud de l’Alberta, y compris l’ancienne usine de XL Beef à Brooks, la source de la contamination à l’E. Coli de septembre 2012, fonctionnent régulièrement avec moins que le minimum requis d’inspecteurs sur les lignes de production. Même chose pour les abattoirs de Calgary et Lethbridge. Toute l’industrie canadienne du bœuf est menacée par la même pénurie d’inspecteurs.

C’est un problème qui part d’ici et qui contamine tout le pays.

Les Canadiens qui achètent des charcuteries ou des viandes prêtes à manger chez Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore ou Save On Foods, qui sont toutes alimentées par des usines du Nord de l’Alberta, peuvent se trouver à manger des viandes produites dans ces établissements soumis à des normes d’inspection affaiblies menées une force d’inspection réduite.

Avons-nous oublié les leçons de Sheila Weatherill et sommes-nous en train de répéter les mêmes erreurs?

Et certains d’entre vous ont peut-être entendu parler que Lillydale Foods a rappelé de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on n’a pas dit aux Canadiens c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Il y a une raison simple à la pénurie d’inspecteurs. Elle est facile à constater dans les documents que nous avons fournis aujourd’hui. Les gestionnaires de l’ACIA n’en cachent pas la raison. C’est tout simplement une question d’argent ou plutôt de manque d’argent.

Comme vous pouvez le constater, Ottawa, dans les projections qu’il publie, planifie de couper profondément dans ses dépenses en sécurité des aliments,

Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays.

-30-

 Information : Jim Thompson 613-447-9592 jim@thompsoncom.ca

La viande distribuée aux Canadiens est soumise à moins d’inspections que les produits destinés à l’exportation

Edmonton, 31 mars 2015 — Confrontée à une crise financière, l’Agence canadienne d’inspection des aliments revient discrètement en arrière sur des mesures destinées à prévenir la répétition de la pire intoxication par des aliments contaminés de l’histoire canadienne. En 2008, des charcuteries produites par Maple Leaf Foods avaient tué 22 personnes et rendues malade un grand nombre de personnes.

Un document interne lourdement caviardé de l’ACIA, intitulé Alberta North Region Food Inspection Strategy for Planned Work Plan Reductions (Stratégie d’inspection des aliments pour la région du nord de l’Alberta en vue des réductions planifiées dans les plans de travail) résume succinctement la situation :

«… pour nous assurer que nous vivons selon nos ressources, nous devons exercer notre jugement pour décider quel travail sera fait maintenant, ce qui sera remis à plus tard et ce que nous ne ferons carrément pas. »

À compter du 5 janvier, l’ACIA a donné instruction à son personnel du Nord de l’Alberta de diminuer de 50 % les activités d’inspection générale de salubrité et de 30 % les inspections préalables à la mise en production. Ces compressions s’appliquent de manière égale aux établissements produisant pour les marchés nationaux et pour les marchés d’exportation.

« Après la contamination chez Maple Leaf, l’ACIA a renforcé la vérification de la salubrité des installations de production de viande, parce que Sheila Weatherill avait trouvé que la contamination persistante était un facteur qui avait contribué au désastre. Pour faire face à sa crise financière, l’ACIA entreprend maintenant de démanteler ces mesures, » dit Bob Kingston, président du syndicat des inspecteurs des aliments.

Selon des sources internes à l’ACIA, l’agence a aussi coupé son standard de présence quotidienne des inspecteurs de 40 % pour les usines du Nord de l’Alberta produisant pour le marché canadien tout en maintenant la présence quotidienne d’inspecteurs dans les établissements licenciés pour exporter leurs produits aux États-Unis, afin de satisfaire aux normes américaines.

« Avec les ressources disponibles, la seule façon dont l’ACIA peut répondre aux normes américaines d’inspection, pour conserver l’accès au marché US, est de tricher sur l’inspection de la viande destinée aux consommateurs canadiens. C’est aussi simple que cela, » dit Bob Kingston, président du syndicat des inspecteurs des aliments.

Selon les projections de l’ACIA, le gouvernement actuel prévoit couper les dépenses relatives à la salubrité des aliments de 21 % pour 2016-17. Cela correspond à des compressions du personnel de 16,5 % ou 548 postes.

Conséquemment, l’ACIA fait face à une pénurie critique d’inspecteurs. Dans le Nord de l’Alberta par exemple, seulement 12 des 18 postes d’inspection de la salubrité de la viande sont actuellement pourvus. L’embauche de nouvelles personnes est gelée et la formation est remise à plus tard. Sheila Weatherill avait cité la pénurie d’inspecteurs et l’absence de formation comme des facteurs qui ont contribué au désastre chez Maple Leaf Foods.

« Les gouvernements ont peut-têre oublié les leçons de la tragédie de la Maple Leaf, mais les Canadiens s’en souviennent, » dit Marianne Hladun, vice-présidente exécutive régionale pour les Prairies de l’Alliance de la fonction publique du Canada.

ACIA —Programme de la sécurité des aliments

Budget et personnel

Dépenses ETPs
Actuel (2013/14)1 364 M$ 3296
Planifiés (2016/17)2 286 M$ 2748
Écart – 78 M$ -548

La semaine dernière, Lillydale Foods a rappelé certains de ses produits à cause d’une possible contamination à la Listeria. Ce qu’on a pas dit aux Canadiens, c’est que l’usine de Lillydale Foods en question est située à Edmonton et qu’elle a été soumise à ce régime d’inspection diminué.

Les usines du nord de l’Alberta produisent des quantités significatives de charcuterie et de viandes prêtes à manger, pour consommation sur le marché canadien et pour exportation sur les marchés étrangers, dont les États-Unis.

Des millions de Canadiens pourraient consommer de la viande produite par ces usines dans la région puisque ce se sont elles qui fournissent des charcuteries et des viandes prêtes à manger aux principales chaînes d’épicerie comme Costco, Safeway, Sobey’s, Superstore et Save On Foods,.

« Le gouvernement a choisi d’affamer les inspections de salubrité des aliments et aujourd’hui les Canadiens souffrent des conséquences de ce choix, » dit Kingston.

En même temps que l’on a étranglé les dépenses et la dotation en personnel pour la salubrité des aliments, l’agence s’est vue confier de nouvelles responsabilités relatives à la réglementation de jusqu’à 10 000 importateurs d’aliments.

« La réglementation des aliments importés est une bonne chose que l’on a négligée trop longtemps, mais sans ressources pour assurer l’observance des règlements, les bons importateurs deviennent rapidement frustrés et perdent toute motivation à bien se comporter puisqu’ils voient que les infractions des mauvais joueurs restent sans conséquence. À cause des compressions budgétaires, c’est comme donner des permis de conduire à de nouveaux chauffeurs sans examen routier et sans policiers sur les routes, » dit Kingston.

« Il est ironique de constater que l’ACIA a commencé à revenir en arrière sur des mesures mises en place selon les recommandations de Sheila Weatherill dans le propre territoire de celle-ci… mais que l’impact de ces décisions se fera sentir partout au pays, » conclut Kingston.

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Information: Jim Thompson 613-447-9592

1 ACIA — Rapport de performance ministériel 2013-2014 (extraits dans dossier de presse)

2 ACIA — Rapport sur les plans et les priorités 2014-15 (voir dossier de presse)

Notes de conférence de presse